Quelque chose noir

Rocks, bile, night, moods, ink, voice, mourning, chasms, myths are all motifs contained in the proposal Quelque chose noir. From the colour to the reminiscence of Jacques Roubaud’s text, black may be a very crowded nothing/Rien – this is one of the many ways of approaching an exhibition conceived, in the juxtaposition contemporey and ancient works, as journey through the depths of colour .

About twenty artists are invited to meddle in the works of Jules-Elie Delaunay, Victor Hugo, Hans Bellmer or Fred Deux to name but a few.

Darkness has its way of radiating, be it through the image, fixed or moving, through the text, whether it is read or written, or via sound, painting, the lines of drawing. Colour, limited to its presuppositions of non or anti-colour, carrying images and evocations of scotopic vision, is revealed through the minute. For if lack of perception is not black, the combination of both gives way to gradual adaptation. A life is raging behind the visible.

Sound pieces, volumes, films and prints accompany this journey towards the depths of an indistinguishable chromatic field where hidden follies move. A cycle of readings will prolong this ambulation in the hidden and its nuances.

Quelque chose noir

Commissaire d’exposition : Fanny Lambert

Exposition collective du 5 novembre 2019 au 17 janvier 2020

Dans le cadre de Photo Saint Germain 2019

BELLMER Hans, BLANCHARD Benoit, BONARDET Mathieu, BREGEON Gladys, BROYER Anne-Lise, CHARBONNEL Charlotte, CHICHIN Clara, CHOCHOY Alice, Da CUNHA Amaury, DAUBANES Nicolas, DENIS Raphaël, DEUX Fred, DUVOCELLE Julien Adolphe, FEUILLAS Sarah, FINEL Anne-Charlotte, GEOFFRAY Agnès, HUGO Victor, LATHUILLIERE Marc, LIEBAERT Pierre, LLENSE Jonathan, LOPEZ Charles, MANON Christophe, PALLET Aurore, RIGAUX Bertrand, ROUARD Héloïse, SOUILHOL Doriane, SOMMER Marie, SOLINAS Stéphanie, TOURATIER Maxime, YLLANES Mario Alejandro

Pierres, bile, nuit, humeurs, encre, voix, deuil, gouffres, mythes… sont autant de motifs contenus dans la proposition Quelque chose noir. De la couleur à la ressouvenance du texte de Jacques Roubaud, le noir en Rien[1] comme empli de tout serait l’une des pistes pour aborder cette exposition qui, en juxtaposant œuvres contemporaines et anciennes, se voudrait l’occasion d’une errance à travers le noir et ses profondeurs.

Une vingtaine d’artistes sont invités ici à s’immiscer parmi les œuvres de Victor Hugo, Hans Bellmer ou Fred Deux pour ne citer qu’eux.

Eclairer les lueurs de l’obscure par l’image, fixe ou mouvante, mais aussi via le texte, qu’il soit lu ou écrit, le son, la peinture ou encore le dessin. La couleur, circonscrite à ses présupposées de non ou d’anti-couleur, porteuse d’autant d’images que d’évocations à une vision scotopique se révèle grâce à l’infime. Car si l’absence de perception n’est pas le noir, l’idée d’une adaptation progressive apparaît. Une vie s’ébat derrière les visibles.

Pièces sonores, volumes, films et tirages accompagnent ce chemin vers les bas-fonds d’un champ chromatique peu discernable où se déplacent des folies tapies. Un cycle de lectures viendra prolonger cette ambulation dans le dissimulé et ses nuances.

[1] « Rien » est l’ultime poème du recueil de Jaques Roubaud Quelque chose noir.

PhotoSaintGermain2019